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La police de l'environnement : les gardes moniteurs et gardes monitrices en première ligne

Garde moniteur qui jumelle
Garde moniteur au Cap Lardier. ©Muriel Gasquy.

Dans les attributions du Parc national, la police de l'environnement constitue l'une des missions déterminantes pour la réalisation des objectifs de conservation du patrimoine naturel, qu'il s'agisse du milieu ou des espèces.

Une mission de police judiciaire

Les agents assermentés disposent d'un pouvoir de police. Ils peuvent intervenir sur l'ensemble d'une procédure au titre des codes de l'environnement, forestier, navigation et transports, et relever toutes les infractions : pollution, rejets de déchets, braconnage, navigation à vitesse excessive, mouillage interdit, feux et cigarettes dans les massifs, etc. Ils peuvent constater des faits, rédiger des procédures, effectuer des saisies, des auditions, etc.

Des infractions et des sanctions variées

80 % des infractions relevées portent, à terre, sur le risque incendie (cigarettes) et la circulation des chiens ; en mer, sur la pêche et la circulation des bateaux (vitesse excessive, passage et mouillage en zone interdite, engins nautiques à moteur interdits comme les scooters des mers ou les bouées tractées).

Les montants des amendes vont de 135 euros pour les amendes forfaitaires jusqu'à 22 500 euros, à titre d'exemple, pour une infraction à la pêche maritime pratiquée en période ou zone interdite, avec confiscation de matériel, voire du navire. En cas d'atteinte à une espèce protégée, la sanction peut aller jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende.

D'autres missions essentielles

Dans les quatre secteurs du Parc national — les deux cœurs, la presqu'île de Giens et le cap Lardier — les gardes moniteurs assurent 7 jours sur 7 la surveillance des sites dont ils ont la charge. Au-delà de la police et de la surveillance du territoire, ils mènent trois autres missions :

  • L'éducation à l'environnement et la sensibilisation, auprès des scolaires, du grand public et des élus.
  • Les inventaires naturalistes, protocoles scientifiques et suivis, qui s'appuient sur leurs compétences en ornithologie, botanique ou entomologie.
  • Les travaux d'entretien du réseau des sentiers et de la signalétique, de protection des espèces à enjeux et de lutte contre les espèces envahissantes.

Des missions liées à la saisonnalité, puisque l'été est plutôt consacré à la surveillance, et le reste de l'année aux trois autres missions.

Un métier aux multiples facettes

Botanistes, bûcherons, scaphandriers, cordistes, mais aussi policiers, guides, enseignants, maçons, secrétaires, sauveteurs ou conférenciers selon les lieux et les circonstances : les gardes moniteurs sont les yeux, les oreilles et la voix du Parc national sur le terrain, au contact quotidien des habitants et des visiteurs.